IMorph : la 3D haute résolution pour caractériser les matériaux (laboratoire IUSTI)

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Mis au point par une équipe du laboratoire IUSTI de Polytech'Marseille, le logiciel iMorph permet d'entrer au cœur des matériaux pour mieux comprendre leur géométrie et leurs propriétés.

L'imagerie 3D est un précieux outil pour mieux comprendre l'impact de la structure des matériaux poreux sur leur capacité à structurer les écoulements et à échanger l’énergie.
Déjà largement présente dans le domaine médical, cette technologie est présente depuis une dizaine d'années dans les laboratoires de mécanique des matériaux : « Elle est arrivée avec les scanners à très haute résolution capables de traiter des détails de l'ordre du micron, explique Jérôme Vicente, maître de conférence à Polytech Marseille et chercheur au laboratoire IUSTI (UMR 7343). Ces micro-tomographes nous ont permis d'accéder à beaucoup d'images, mais nous manquions de logiciels pour les traiter et caractériser la géométrie de ces matériaux. Nous avons donc commencé à faire nos propres développements en nous inspirant de ce qui existait dans le médical et l’industrie des jeux vidéo ».

C'est ainsi que Jérôme Vicente et un doctorant aujourd'hui chercheur à l'Inserm, Emmanuel Brun, ont développé le programme iMorph : « Nous avons développé ce projet en Open Source. Tout le monde peut le télécharger et cela amène d'autres chercheurs à nous solliciter pour créer des modules spécifiques. C'est un moyen pour nous de développer notre produit et de publier ». Quelque 300 personnes sont enregistrées sur le site « iMorph.fr », principalement des universitaires américains, allemands, français et japonais. L'ambition de ses concepteurs est qu'iMorph soit utilisé à terme dans tous les centres équipés de micro-tomographes. Ce qui sera bientôt le cas sur le Technopôle Marseille-Provence avec la plateforme technologique de caractérisation des matériaux portée par la fédération Fabri de Peiresc (rassemblant les 4 laboratoires de mécanique) : 
«De nombreux industriels sont concernés par cet équipement et par nos outils de traitement comme Airbus Helicopters pour les propriétés mécaniques des matériaux composites ou encore Lafarge pour caractériser ses bétons cellulaires ou fibrés... ».

Juste retour des choses, iMorph pourrait également s'appliquer aux sciences du vivant, notamment pour la caractérisation des structures osseuses afin de mieux comprendre et soigner des pathologies de type ostéoporose.

Contacts :
Jérôme Vicente : jerome.vicente@univ-amu.fr
Site internet : http://imorph.fr/

Publié le: 
Tuesday, 10 November, 2015